21.05.2007

"Quand le poète vous semble obscur,chercher bien, et ne chercher pas loin.Il n'y a d'obscur ici que la merveilleuse rencontre du corps et de l'idée,qui opère la résurrection du langage"(Émile-Auguste Chartier)

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Poussière de rien, il s'éteint



L'horizon plombée,
inerte, reflet incertain

Là, casanier
loin, étoilé


Dès cieux,
Lumière de feu,

Rideaux!



Stevo

"De quelque foi amour qu'on ait rempli son coeur.Le désir est parfois moins grand que le bonheur."(Alfred de Musset)

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Tu étais là, tes phallenges sur mes hanches.
Comme entre deux mots ou seul le trait d'union donne du sens.

Tu avances, tu hésites, tu recules, tu renonces.
Tu te perds aveuglée dans tes nuits,elles-mêmes obscurcies par cet esprit qui fait de l'ombre à ton coeur.

Ou est passé cette chaleur, cette lueur perceptible dans ta voix, celle qui éclairait nos pas au fur et à mesure que l'on avançait sur cette voie,inconnue certes mais nous protegeant du froid?

Donnons un bain plus chaud à nos désirs,pour qu'une fois assouvis ils nous tiennent encore au corps, au coeur,ennivrés des dernieres vapeurs de notre commune chaleur.


Stevo

(Ptit message posté sur le blog )de STELLA , À CONSULTER ABSOLUEMENT!!!



http://actusciencespo.blogspirit.com

Ces souvenirs qui frémissent (Extrait de mon journal de bord)

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Tout juste un mois. Le débordement de l'été sur l'automne n'a pas duré.
Le soleil et sa forme estivale nous quittent et ce sont les premières pluies d'octobre qui entrent en scène, laissant derrière elles les longues veillées ou le soleil se couche tard et ou les étoiles nous tiennent éveillées.
Vous savez, le temps des feuilles qui jonchent le sol, des couleurs froides qui envahissent le tableau, tachetées de quelques vives rebelles d'une saison passée, qui l'illuminent lui donnant ainsi toute sa chaleur et toute sa force.

Premier mois, premier cap, premier bilan.
Habitué à partir loin et relativement longtemps, je ne m'étais pas senti aussi bien depuis mon arrivée. Je découvrais une culture bien différente de la mienne mais qui par son ouverture d'esprit me donnais à voir la vie sous un autre angle.
La communication semblait étre là l'adage de tous et le respect une valeur inconsciemment ancrée.

Je gardais mes objectifs bien en tête et commencais à rencontrer du monde.
Les premières habitudes se prenaient sans bien sûr que l'on ne s'en rende comte et je ne faisais plus partie de ces gens qui viennent fraîchement de débarquer. J'étais déjà embarqué dans mon quotidien et naviguais dans les eaux calmes de ma bonne humeur.

Les premières mains serrées au hasard étaient devenues elles aussi habituelles et les visages s'imprégnaient d'un nom: un petit groupe de copains naissait. On était là, sur les mêmes longueurs d'ondes à se raconter chacun notre bout de vie laissé et à s'inventer,nous imaginant tous unis celui qu'ensemble, on entammait. Chacun avait son "truc" à faire absoluement avant de partir et c'est de là qu'un éventail de plans nous attendait.

Je sais que tous ces phénomènes combinés n'étaient alors qu''éléments d'un futur décor.Mais je ne pouvais que m'en réjouir étant donné que cela faisait partie de mes attentes.

Le voyage c'est aussi cela, la découverte de l'ailleurs, de l'autre.C'est marrant, lorsqu'on le regarde en le décomposant ce mot vo-ya-ge, on peut y lire s'imposant alors à l'image une voix interne doublée d'un personnage qui d'un doigt te montre et te dis:"vois! (il)y a je."

Stevo

"...Que fabriquer des souvenirs, ça sert à rien mais ça tient chaud" (Aldebert)

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J'aimerais vous dédiez ces quelques bouts de rimes qui sonnent bien à l'oreille curieuse du passant.
On se retrouve là, partageant cette étrange cigarette,vivant quelques instants qui sont envie et hasard en même temps,cherchant un mal à clamer, une injustice à défendre tout cela pour se construire sans le réaliser.

Brièvement, tous ces plaisirs, toutes ces galères sont finalement ce qui nous rapprochent, ce qui nous fait être sur cette petite route,ce petit passage qui devient grand.
Ce que j'ai envie en ce moment, c'est de ne plus suivre ce chemin mais de me trouver loin et sur un rien laisser une trace, mon empreinte.Celle qui me fait être ce quelqu'un,une étoile qui brille même éteinte.
Les mois passent sans même se manifester plus que par une ou deux dates qui nous rappellent ou l'on en est, à quelle période de l'année on se trouve.
Mais finalement, la roue tourne sans pause, par commodité, parce que c'est l'usage.
Comme le "bonjour" du matin ou le "bon appétit" d'avant dîner .
S'attarder à comprendre pourquoi, comment, jusqu'à quand ne me semble pas là les questions sur lesquelles nous devrions arrêter notre temps.

Celui qui nous tiraille entre attente et nostalgie, celui qui à force de tiraillement
nous ôte sauvagement la vie même si de temps à autre cela se fait honnêtement comme par entente.

Le voyage, l'inconnu, l'ailleur, l'autre deviennent alors pour certains la seule escapade ayant le pouvoir d'arrêter cette horloge, d'effacer cette notion de toujours devoir compter.
Cessons nos calculs et devenons pour un temps l'acteur, l'horloger.

Il est intéressant et prudent d'avancer dans une voie déjà bien définie, celle reconnue comme conventionnelle. Mais n'est-il pas plus stimulant d'emprunter des chemins plus officieux, de sortir des sentiers battus et de s'ouvrir vers le "mal" connu?
Bien-sûr on pense tout de suite à une prise de risque qui sait peut être inutile et même une expérience qui peut se révéler traumatisante.

Un peu comme si votre lapin nain pour lequel vous avez craquez il y a deux ans se retrouvait relâché dans son milieu naturel avec tous ces petits congénères. Aurait-il une véritable chance d'y survivre et s'il y parvenait, n'en sortirait-il pas totalement (atrophié???)

C'est pourquoi je décide de faire les choses intelligemment et avec maîtrise pour qu'au final cela puisse porter ses fruits. Une grosse envie de bouger donc, de changer d'air, de voir ailleurs.

Il me fallait premièrement avant toute demande à la parfois,magique mais souvent, pénible à cet âge autorité parentale me convaincre moi-même d'être sûr cette fois ci,de ne pas m'entêter si ce n'était qu'une passade.Sans une idée constructive, un plan solide, un défi réalisable je devais la fermer.

C'est probablement par une de ces nuit là, qui vient discuter avec vous, celle qui vous tient les yeux bien ouverts et libère vos pensées que me sont venues un tas d'idées intéressantes qui devaient sûrement sommeiller depuis des berges.Je me voyais déjà tenant le discours à mes Pater.

" Tant qu'à faire, si cela peut m' apporté quelque chose, mettons le cap sur un pays anglophone". Quand on y réfléchit, on se voit un peu partout dans le monde: en Angleterre, en Irlande, en Australie, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zellande, en Afrique du Sud... Mais non! Allons voir ce qui se passe au Canada. Allons apprendre l'anglais de l'ouest canadien.

À peine deux mots touchés à mes vieux sur le sujet, et ils étaient déjà pas mal emballés.Ils y voyaient la bonne expérience d'un long séjour à l'étranger, eux aussi étaitent conscients de mon envie de bouger.

C'est le week end qui arriva et qui nous fit statuer enfin sur la destination. Direction Vancouver. Direction l'autre bout du monde donc! Neuf mille kilomètres plus loin de chez moi, mon entourage: ma famille, mes amis et tout simplement, mes petites habitudes, celles qui passent inaperçues, tellement bien imbriquées dans les rouages de mon quotidien.

Un nouveau mode de vie sur lequel il va falloir s'ouvrir. Tout quitter! Comme ça, parce que l'on se sent prêt, limite qu'on en ressent un grand besoin.

Se prendre en main, tenter de réaliser aussi une part d'un rêve de gosse: voyager et étudier à l'étranger. Toutes ces opportunités me tombaient dessus, d'un coup, d'un seul. Tout juste dix-neuf ans, insouciant, mais bourré d'une envie de bien faire et d'une soif de découvrir coûte que coûte que donne parfois l'inconscience de cet âge.

Le temps d'un été pour dire au revoir à tout,à tous parfois même qui sait peut-être pour certains ou certaine chose, un adieu informel.
Rassembler toutes ces petites affaires,profiter pleinement des derniers instants de cette belle camaraderie que nous formons, se la jouer bouddha en en quelque sorte.C'est en tout cas, ce pourquoi j'ai opté c'est tentant écouté plutôt :".Vis dans le présent,pour que les moments merveilleux tu puisses les revivre dans le futur...".

Bref,ça y est, on est mi septembre, à quelques jours du grand départ.Me voilà seul planté au milieu de ma piaule, regroupant mes fringues,mes papiers, et tous les petits trucs auxquels je pense sur le moment.

La chambre se vide peu à peu et me voilà allongé sur mon pieux, scrutant le plafond d'un regard vide,d'un regard rêvant d'ailleurs réalisant que cette fois c'est pour de bon.

J'appréhende,faut dire, qu'allais-je découvrir,à quoi devais-je m'attendre?

STEVO (EXtrait de mon journal de bord)